
L’imprimé léopard n’a jamais vraiment quitté les vestiaires, mais il revient cet automne par une porte inattendue : celle de la lingerie. Just Cavalli, la ligne la plus jeune de l’univers Cavalli, s’associe pour la première fois au spécialiste italien des dessous Yamamay. Le résultat est une capsule en édition limitée pour l’automne-hiver 2026, qui puise directement dans les archives de la marque florentine.
Une première collaboration entre deux maisons italiennes
L’annonce a été faite début octobre par les deux sociétés qui portent ces marques. D’un côté, Inticom S.p.A., l’entreprise qui exploite Yamamay. De l’autre, Marquee Brands, le groupe de gestion de marques qui possède Just Cavalli. Le média professionnel italien Pambianconews a été l’un des premiers à détailler le projet, le 8 octobre : une collection conçue « à quatre mains », pensée comme une édition limitée de saison.
Le principe est simple. Yamamay apporte son savoir-faire industriel dans le sous-vêtement, Just Cavalli apporte son vocabulaire graphique. Hayley Halabi, vice-présidente du brand management de Marquee Brands, résume ainsi l’intérêt du partenariat, selon Pambianconews : « Yamamay porta in questa partnership una solida esperienza nel settore dell’intimo », autrement dit une solide expérience du secteur de la lingerie. Côté Yamamay, son directeur général Gianluigi Cimmino se dit enthousiaste (« siamo entusiasti ») à l’idée de présenter la collection aux clientes cette saison.
Des imprimés d’archives sur des pièces intimes
La capsule ne cherche pas à réinventer l’ADN Cavalli. Elle le transpose. Les motifs animaliers et tachetés qui ont fait la réputation de la maison sont repris depuis les archives, puis appliqués à des pièces de lingerie. La sélection de capsules d’automne publiée par FashionNetwork le 19 octobre décrit trois familles de produits : des ensembles de lingerie, des pièces en dentelle travaillée et une ligne de sous-vêtements masculins.
Le média parle d’une offre « glamour », pensée pour faire passer l’identité visuelle de Just Cavalli dans l’univers de l’intime. C’est là que la collaboration devient intéressante pour celles qui aiment le léopard sans oser le porter en manteau ou en robe : en lingerie, le motif reste un choix personnel, visible ou non selon la tenue.
Le léopard, un imprimé qui se porte aussi en dessous
Porter du léopard en sous-vêtement, c’est surtout jouer sur les transparences et les superpositions. Une bretelle de soutien-gorge tachetée qui dépasse d’un débardeur noir, un body en dentelle sous une chemise blanche entrouverte, une brassière imprimée sous un blazer oversize : ces associations reviennent souvent dans les vestiaires d’automne, où les matières sont plus couvrantes et laissent deviner plutôt que montrer.
Pour une silhouette plus sage, le plus simple reste de garder l’imprimé pour soi, sous des basiques unis. Pour une allure plus affirmée, on peut au contraire répondre au motif par un accessoire, une ceinture ou une paire d’escarpins, en gardant le reste de la tenue sobre. La règle habituelle vaut aussi ici : un seul imprimé fort par look suffit.
Où trouver la collection
D’après FashionNetwork, la capsule est distribuée dans les boutiques monomarques Yamamay et sur la boutique en ligne officielle de la marque. Aucun des articles consultés ne donne de prix ni de liste détaillée des modèles, et aucun ne précise si les boutiques françaises sont concernées. Le plus sûr, avant de se déplacer, est de vérifier la disponibilité sur le site de Yamamay.
Le caractère limité de l’édition est en revanche affiché clairement par les deux marques. Comme souvent avec ce type de capsule, les tailles les plus demandées risquent de partir vite.
Une saison riche en capsules
Cette collaboration s’inscrit dans une rentrée chargée en duos de marques. La même sélection de FashionNetwork cite notamment la collection Ganni x Lululemon, 22 pièces dédiées à la danse lancées le 15 octobre, des mocassins Weejuns revisités par Karl Lagerfeld pour les 150 ans de G.H. Bass, ou encore une deuxième collection de lunettes Jil Sander x Oliver Peoples, montées à la main au Japon.
Le point commun de ces capsules, c’est l’envie de créer un objet désirable, en série courte, autour d’un savoir-faire identifié. La version anglaise de la sélection, publiée par FashionNetwork USA, titre d’ailleurs sur des « unseen collaborations », des collaborations jamais vues, et sur le dynamisme des capsules d’automne.
Ce qu’il faut retenir
Just Cavalli x Yamamay est une première : la marque d’origine florentine n’avait jamais signé de collection de lingerie avec l’enseigne italienne. La capsule mise sur les imprimés animaliers d’archives, déclinés en ensembles, en dentelle et en sous-vêtements pour homme, et elle est vendue en édition limitée pour l’automne-hiver 2026.
Pour celles qui suivent la tendance léopard depuis plusieurs saisons, c’est une façon discrète de l’intégrer à leur garde-robe, sans changer tout le reste du vestiaire. Reste à découvrir les prix et la disponibilité réelle en France, que ni les marques ni la presse n’ont encore communiqués.
