
Offrir un vêtement d’occasion à Noël ne fait plus figure de gêne pour beaucoup de Français. Une enquête YouGov commandée par Vinted et publiée le 5 novembre place la France en tête de six pays européens pour l’intention d’acheter des cadeaux de seconde main. Pour la garde-robe, un pull déjà porté peut faire un vrai cadeau, à condition d’y mettre les formes.
La France en tête de l’Europe, selon une enquête à lire avec recul
Le chiffre mis en avant est net : 32 % des Français envisagent d’acheter des cadeaux de seconde main pour ce Noël. La moyenne atteint 23 % sur les six pays étudiés, à savoir la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Pologne et l’Espagne.
L’enquête a été menée du 5 au 14 octobre 2026 auprès de 10 860 adultes. Une précision s’impose : elle a été commandée par une plateforme qui vit justement de la revente. Les chiffres donnent une tendance déclarée, pas un bilan des achats réels, qui ne sera connu qu’après les fêtes.
Elle porte en outre sur l’ensemble des cadeaux, et non sur la seule mode. Aucune part propre aux vêtements n’apparaît dans les comptes rendus consultés.
Le prix n’est pas la première raison
Le budget compte, bien sûr : 34 % des Français disent vouloir dépenser moins que l’an dernier pour leurs cadeaux, soit la proportion la plus élevée des pays étudiés. Pourtant, ce n’est pas l’argument dominant.
La peur de mal choisir arrive devant, citée par 32 % des répondants, contre 19 % pour les contraintes budgétaires. L’enseignement parle à quiconque a déjà offert un pull dans la mauvaise taille. Le vêtement est sans doute le cadeau le plus risqué qui soit : la coupe, la couleur et la matière relèvent du goût le plus personnel.
Et les destinataires semblent ouverts à l’idée. 67 % des Français déclarent préférer un cadeau de seconde main adapté à leurs goûts plutôt qu’un produit neuf inutile.
Le placard, grand gagnant des cadeaux ratés
L’autre face de l’enquête concerne ce qui arrive après le 25 décembre. 37 % des cadeaux non désirés finissent au placard et seuls 19 % sont revendus. Sur Vinted, les annonces de cadeaux non désirés ont bondi de 283 % la semaine suivant Noël 2025, d’après les données de la plateforme reprises par la même source.
Ce sursaut de janvier est une aubaine pour qui cherche une pièce récente à petit prix. Il rappelle aussi que le neuf n’est pas une garantie de cadeau réussi, et que revendre le pull de trop reste une pratique minoritaire.
Comment offrir une pièce vintage sans faux pas ?
Le premier réflexe tient à la taille. Les étiquettes anciennes ne suivent pas toujours les standards actuels, et un 38 d’il y a trente ans ne taille pas comme un 38 d’aujourd’hui. Mieux vaut demander les mesures en centimètres au vendeur et les comparer à un vêtement que porte déjà la personne, emprunté discrètement dans son armoire si besoin.
Viennent ensuite les matières. Une laine ou un cachemire de seconde main se contrôle à la lumière : trous de mites, bouloches sous les bras, élasticité des bords-côtes. Sur un manteau, regardez la doublure et l’état des boutonnières. Demandez des photos de près, l’étiquette de composition comprise.
Reste la présentation, qui fait toute la différence. Une pièce lavée ou nettoyée selon son étiquette, repassée, pliée dans un papier de soie, n’a plus rien d’un achat de dernière minute. Quelques mots sur son histoire, l’époque ou la marque, transforment l’objet en trouvaille choisie.
Dernier conseil : si la personne n’aime pas l’occasion, inutile de forcer. Le sondage décrit une moyenne, pas votre belle-sœur. Pour les profils plus réservés, un accessoire intemporel, foulard, ceinture ou sac, passe souvent plus facilement qu’un vêtement porté près du corps.
Questions fréquentes
Quelle part des Français veut offrir de la seconde main à Noël 2026 ?
Selon l’enquête YouGov commandée par Vinted et publiée le 5 novembre 2026, 32 % des Français envisagent d’acheter des cadeaux de seconde main pour Noël, contre 23 % en moyenne dans les six pays étudiés.
Pourquoi choisir l’occasion pour un cadeau ?
La peur de mal choisir est citée par 32 % des répondants, devant les contraintes budgétaires, évoquées par 19 % d’entre eux.
Comment vérifier la taille d’un vêtement vintage ?
Demandez les mesures en centimètres au vendeur et comparez-les à celles d’un vêtement que porte déjà la personne, car les tailles anciennes ne correspondent pas toujours aux standards actuels.
