
La friperie change d’échelle. Cette semaine, deux ouvertures annoncées par la presse régionale montrent que la seconde main ne se cantonne plus aux petites boutiques de quartier ni aux applications de revente. Près de Lille, un magasin de 1 000 m² entièrement consacré aux vêtements d’occasion ouvre ce samedi 24 octobre dans un centre commercial. À Roanne, une association lance une grande boutique en plein centre-ville. Dans les deux cas, on trouve le même acteur en coulisses : Le Relais, et la même ambition, à la fois écologique et sociale.
Ding Fring s’installe à Aushopping Leers
Comme l’a annoncé Actu.fr le 22 octobre, l’enseigne Ding Fring ouvre ses portes le samedi 24 octobre dans la zone commerciale Aushopping de Leers, aux portes de Lille. Le magasin s’étend sur 1 000 m² et annonce plus de 54 000 articles.
On y trouve des vêtements pour femmes, hommes et enfants, mais aussi des chaussures, des sacs et du linge de maison. Les pièces du quotidien côtoient des trouvailles plus originales et des accessoires dans l’air du temps, avec un stock renouvelé chaque jour.
Ding Fring est géré par Le Relais, un réseau spécialisé dans la collecte et la valorisation des textiles, connu pour ses conteneurs de dons. Le principe consiste à donner une seconde vie aux vêtements plutôt que de les voir finir à la poubelle. Le réseau développe aussi des activités qui favorisent l’insertion professionnelle de personnes éloignées de l’emploi.
À Roanne, les Fripes d’Emma misent sur le centre-ville
Dans la Loire, l’association Le Tri d’Emma prépare l’ouverture d’une nouvelle boutique, Les Fripes d’Emma, au 59 de la rue Jean-Moulin, en centre-ville de Roanne. Selon Le Pays Roannais, qui la présente comme le plus grand magasin de seconde main de la ville avec 20 000 vêtements, elle ne remplace pas la boutique déjà installée à Villerest.
Le Progrès rappelle l’origine de l’association : elle a été créée en 2010 par Emmaüs, le Secours Catholique et Le Relais, pour favoriser l’insertion professionnelle grâce au tri des textiles. Les vêtements, déposés pour la plupart dans les conteneurs du Relais, sont remis en vente lorsqu’ils sont en bon état, et recyclés sous d’autres formes dans le cas contraire.
Le Pays Roannais cite Éric Boël, coprésident du Tri d’Emma, qui rappelle combien la mondialisation a durement touché l’industrie textile du Roannais, avec en toile de fond une fast fashion aux conséquences désastreuses pour l’environnement. L’association compte aujourd’hui 25 personnes en insertion et cinq encadrants, sans compter les bénévoles.
Ce que ces grandes friperies changent pour celles qui chinent
Du volume, donc plus de chances de trouver la pièce
Le plaisir de la friperie, c’est la chasse au trésor. Plus le stock est large et renouvelé souvent, plus les chances de tomber sur un manteau en laine des années 1970, un sac en cuir patiné ou une blouse à col lavallière augmentent. Les grandes surfaces comme celle de Leers permettent aussi de trouver plusieurs tailles d’un même style, ce qui reste rare dans une petite boutique.
Revenir souvent plutôt que longtemps
Avec un réassort quotidien, la bonne stratégie consiste à passer régulièrement, même brièvement. Les pièces les plus désirables partent vite. Mieux vaut avoir une idée précise de ce que l’on cherche, une couleur, une matière, une coupe, pour ne pas se perdre dans les rayons.
Regarder les étiquettes et les matières
En friperie, la composition fait toute la différence. Une maille en laine ou en cachemire, une chemise en soie ou un jean épais et brut ont traversé les années et en traverseront encore d’autres. Avant de passer en caisse, on vérifie les coutures, les fermetures éclair, l’état des boutons et l’absence de taches aux cols et aux poignets.
Une seconde main qui assume son rôle social
Ces ouvertures rappellent qu’acheter d’occasion ne sert pas seulement à faire des économies ou à suivre la tendance vintage. Chez Ding Fring comme aux Fripes d’Emma, le tri, la remise en état et la vente créent des emplois pour des personnes en parcours d’insertion. Chaque achat prolonge la vie d’un vêtement déjà fabriqué et finance un travail local.
Pour celles qui aiment composer un vestiaire singulier, c’est aussi une façon de sortir des collections uniformes des grandes enseignes. Un blazer d’homme ajusté, une jupe plissée d’une autre décennie ou un foulard imprimé suffisent à signer une silhouette qui ne ressemble à aucune autre.
Questions fréquentes
Quand ouvre le magasin Ding Fring de Leers ?
Le samedi 24 octobre 2026, dans la zone commerciale Aushopping Leers, près de Lille.
Qui gère Ding Fring ?
Le Relais, un réseau de collecte et de valorisation des textiles qui développe aussi des activités d’insertion professionnelle.
Où se trouve la nouvelle boutique Les Fripes d’Emma ?
Au 59 de la rue Jean-Moulin, en centre-ville de Roanne. Elle s’ajoute à la boutique de Villerest.
